( 23 août, 2014 )

Et si l’on parle de cette cité d’Ikoni ?

Peut-on dire d’Ikoni, une ville livrée à des voyous ou abandonnée à elle-même ? Peut-on dire d’Ikoni, ville malaimée de l’île ou victime d’un règlement de compte des associés datant ? Peut-on dire d’Ikoni, ville sacrifiée ou frappée par une malédiction de ses ancêtres ? « Hena ya hundra ndeleo, haishia ya i’mbiwa ». Alors nos mères, nos pères… et leurs semblables nous ont dit, donc nous ont éduqués. Ils nous ont parlé d’une Ikoni d’autrefois, bien administrée.

Il était une fois, une Ikoni qui vit naitre et bercer Djumbe mambwe wa nguu, Mlanau waAziri, Madi wa Aziri, Mwinyi-mdji wa nvundza mpanga, Mbamba wa Madi mbamba. Il était une fois, une Ikoni qui vit naitre et bercer, Hamada Bako, Djumbamba mlanyama, Nau, Mna buna. Il était une fois, une Ikoni qui vit naitre et bercer Fatima Karibangwe, Sindza hamu, Mari shando, koko Ta’niss, Mdja hwema. Il était une fois, une Ikoni qui vitnaitre et bercer Hamada Habakari, Fumma wa Saidu, Mwandze wa Inazi. Il était une fois,une Ikoni qui vit naitre et bercer Bwana Hazir, Mbalia mna budugali, Mbambauma mwinyimambo, Mbae wa Assoumani, Abdallah Djumbe. Il était une fois, une Ikoni qui vit naitreet bercer Mwinyi oussein, Said Bahassane, Abdou Said Bakari. Et c’est à Ikoni où se repose Sharif Ahmed Twairani, ancêtre de la lignée masharifs de Ngazidja, depuis Hadharmot.

Une unité qui a fait la force 

Une Ikoni vainqueur de plusieurs guerres ; comme celle de Mna dzwanyongo, de mihambani, de Manda-djuu. Cette Ikoni fut au secours de plusieurs localités. Ikoni combattit la razzia malgache à Sima mbwani, à Shindini, à Mtsamdu ya washili. Ikoni gagna la bataille de Nkuoni. Autre tournure, Ikoni perdit la guerre de Didi-mnungu à cause des manœuvres politiques, donc une guerre qui opposa père et fils. Mouigni mkuu et son fils Mmadi bin Sultwan, tous deux, maîtres de Kapviri-djewe de l’époque. Ikoni fut envahie par les malgaches et beaucoup de captifs, c’est à cause d’un voisin, au nom de Mbeshezi kumanda. C’est lui qui a indiqué aux malgaches le chemin pour se diriger ho nguuni. Ikoni fut décimée par Ali Soilihi et le commando mwassi avec des manœuvres politiques qui n’ont pas épargné des enfants ikoniens. L’histoire nous le dira. Depuis, donc, Ikoni est devenue vulnérable. Mais quelques rescapés de l’histoire, nos anciens ont pu jusqu’à un certain temps, préserver la dignité et la notoriété de cette ville depuis l’aube, héroïne. L’ère wana malaupe, l’ère wana nvundze, l’ère wa magora, l’ère wa makotri. Ces ères furent la lumière d’une Ikoni rayonnante.

A l’aide des enfants de la cité, on tue la cité

Cependant, constatant la vulnérabilité spontanée de cette ville, rendue par les siens, les autorités du pays, se la partagent comme un gâteau. Par cupidité, quelques natifs d’Ikoni utilisent cette ville à des fins personnelles au détriment de l’intérêt général. L’évènement des jeunes braves, dont le comité de sept, aux années 70, le massacre d’Ikoni le 18 Mars 1978, les nuits des émeutes du 23/24 décembre 2012 et du 26 janvier 2013. Tout cela au bénéfice des autorités politiques de près et, ou de loin.

Et le présent ?

Des enfants d’Ikoni coupables d’une affaire de destruction, et mis en prison. Leurs commanditaires jouissent à jamais de liberté car, ils bénéficient de la protection des hommes du régime. Et de cela personne n’en parle. Il y a quelques temps, le Vice-président Mr Mamadou a affirmé devant des ikoniens parmi lesquels la Maire de la commune avoir empêché des mandats d’amené contre des commanditaires présumés sur l’affaire des nuits noires d’Ikoni. Conseiller municipal qu’il est, Mamadou, représente en même temps cette commune susdite. Mais le hic est que Mme le Maire ne s’est aucunement manifestée contre cette insensibilité. Sans efforts des autorités et locales et nationales, les mères des enfants en prison, ont pu pousser pour la ténue d’un procès. Une mascarade de procès a eu lieu. Mais face à ce procès déraisonnable, la municipalité se montrait de marbre. Une sécurité à nouveau en péril.

Par la suite, des évasions de « Le Moroni II ». Et madame la Maire, et ses conseillers municipaux, et les autorités locales croisent les évadés, matin et soir à Ikoni mais aucune irritation ni réaction leurs. Normal. Voilà avec l’aide des autorités judiciaires et la complicité silencieuse des ikoniens notamment la municipalité, ces évadés de « Le Moroni II », et leurs complices dont des commanditaires convergent en association de criminels à Ikoni.

On a réussi à diviser la ville.

Sans doute, Ikoni est divisée en trois factions, en trois clans dévastateurs. Il est donc si écœurant d’accueillir les discours hypocrites de nos pères, de certains de nos frères et nos grands, à savoir les intellectuels ikoniens sur la situation actuelle qui ne cesse d’enfoncer la ville dans l’abime. Les trois clans : Le clan de Mamadou dans lequel depuis la naissance du litige d’Ikoni se trouve des autoproclamés neutres, des partisans de l’ancienne mairie, une raffinerie lourde que le fioul, dont walozi et wandrwa ntsi. Ensuite, le clan Boléro dans lequel quelques membres de la nouvelle municipalité, quelques notables, exclusivement de wandrwa ntsi. Ces deux factions roulent pour que la ville d’Ikoni soit fieffée par le GOUROU de chacun des deux clans. Pour qu’on comprenne comment agissent ces factions, il faut observer les relations entre le vice-président Mamadou et Boléro au sein du régime Ikililou. Mais la position la plus curieuse est celle de Mme la Maire de la commune de Bambao ya Mbwani, qui elle aussi n’adopte pas le sommeil de l’huile de coco.

Le conflit d’Ikoni est pris pour alibi, dans le but de remplir les urnes lors des législatives et des municipalités de 2014 ainsi que des présidentielles de 2016. Il y a enfin, le clan Sako, qui ne roule qu’avec la « tune », soit en nature, soit en magot. Celui-ci, s’est en général basé au quartier mtsambu ntsini, où le Procureur Général, s’est taillé une très bonne relation. Voilà, en général, la situation qui règne à Ikoni.

Tous les enfants ikoniens, veillés et dont la pensée et l’esprit sont plongés dans la situation actuelle à d’Ikoni, ne sont pas sans savoir comment se manient ces camarillas. Leurs intensions, les intérêts leur rajoutant à ceux-là, la terre de Maluzini serait bien servie en gâteau à certains hommes du palais de justice de Moroni. Donc source de tourbillon dans l’affaire d’Ikoni, notamment au palais de justice de Moroni.

Et si chacun réfléchit dans son camp ?

Comment, des hommes de mauvaise foi, peuvent jouer l’entremise pour une réconciliation ? Comment une réconciliation peut se trouver dans un coffre de mensonge et de ruse ? Ô voleurs de rêves, usurpateurs de dignité, tricheurs de notoriété, les manèges, les calculs politiques… ont tué la paix qui venait de naitre à Ikoni. J’ai dit bien paix. Pas réunification. La réconciliation est conçue précoce. Il n’est pas encore temps. Sans avoir reconnu la faute et les raisons, la réconciliation ne peut se faire. Mais qui peut pardonner qui ? Il est temps de prendre au sérieux le conflit d’Ikoni. Il est temps de nous dissocier des faux semblants. La neutralité doit prendre congé de nous. Si on n’admet pas qu’il y a un conflit à Ikoni, si on n’admet pas que les ikoniens s’entredéchirent, si on n’admet pas qu’Ikoni se divise, si on n’admet pas que la situation est grave, il n’y aura jamais de paix, car qui veut la paix reconnait le conflit. Je n’aime pas le conflit mais je l’accepte pour avoir la paix.

Dans ces conditions, il n’est pas trop tard pour nous dire la vérité en face, pour reconnaitre les erreurs. Ce n’est pas une division des « zifaya za anda na mila » qui traduit la douleur de la séparation de Walozi et wandrwa ntsi. Depuis la création de notre ville, ces instruments n’ont jamais été partagés en commun. Donc, ne soyons pas dupes ni rusés. Certainement sans l’aide de ces soi-disant autorités politiques qui cautionnent la division, prenons la table. Disons-nous la vérité en face « Mlozi et Mrdwantsi », une fois pour toute. Sans cela, les cages ne seront jamais un salon. On est des frères mais, comment pouvons-nous vivre sans que nous nous disions la vérité en face. Et si nous nous parlions, et si chacun de nous reconnaissait ses erreurs… il y aurait une autre nuit, nommée la nuit du 02 août 2014 ? Y’ aurait-il aussi une manipulation pour une nouvelle déstabilisation ? En vérité nous nous donnons le temps de réfléchir, pourquoi tout cela ? Je doute fort. Traite-moi comme tu veux, mais fais-le en face mais non dans la clandestinité. Comme ça je saurai comment te répondre et on va cicatriser la plaie…

Source: www.comoresplus.over-blog.com

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

( 23 août, 2014 )

Sultan Mamadou 1èr dans l’affaire d’Ikoni « Ya remwa mbili hapvendze »

Il y a un an et demi, précisement, depuis le mois de décembre 2012, la ville d’Ikoni vit avec des symptômes terrifiants. Cette ville dont les pages de l’histoire sont pleines de salissures depuis les nuits du 23/24 décembre 2012 et celle du 26 janvier 2013, devient vulnérable et de temps en temps des proxénètes de toutes natures la prostituent partout où ils veulent pour leurs fins personnelles. Egoïsme, hypocrisie… pour ne citer que ceux-là. Il ya un an et demi, la ville d’Ikoni fait repos sur un calvaire, donc une coulée brulante qui ne fait que tuer son avenir.

L’affaire d’Ikoni qui a fait la une de l’opinion publique mais qui été mal gérée est loin de redonner à cette ville son image normale. Après les coups dures qui ont été commandités par certains responsables de la ville, des enfants sont enfermés en prison, et des procès en formalité se sont déroulés. Le manque de sérieux et de rigueur dans ces soi-disant procès, ne favorise pas la ville. Du 24 au 27 Octobre 2013, le premier procès a eu lieu. Et rien n’a positivé sur les mesures sécuritaires. En suite, les ikoniens de France, ont fait pression à Mme la maire de la commune de Bamabao ya mbwani, pour la tenue d’un procès, en rappel. Ce qui fait que le lundi 30 juin 2014, le procès a été rejugé en appel. Mais les mensonges, l’hypocrisie et les combines ont été de mise.

Les auditions, les procès creux sur l’affaire d’Ikoni, ne font qu’enfoncer la vie des enfants qui sont en prison depuis le mois de décembre 2012. Ces coupables présumés sans commanditaires « hari » moisissent dans le cachot de « Le Moroni II » et une partie de leurs rêves est volée. Les magouilles des procureurs, les calcules politiques de la municipalité, la mendicité de la notoriété des soi-disant notables, la cueillette des bulletins des uns et des autres… ne sont qu’une vallée de braise sur l’identité de la ville d’Ikoni.

« Une évasion légale et une hospitalisation illégale.»

Avec laxisme et complicité, quelques autorités judiciaires et pénitentiaires… ont favorisé une évasion de quelques jeunes ikoniens de « Le Moroni II, alias Daweju ». Ni la justice, ni la prison, ni la municipalité n’ont aucunement réagi. Des évadés de la prison, s’assemblant aux commanditaires qui ne se sont jamais inquiétés, donc une association des criminels en liberté sur le sol ikonien, sol d’une ville martyrisée.

Nombreux sont parmi nous qui sont au courant des machinations, des calculs politiques, des arrangements en intérêts et même avec des parcelles de Maluzini… au sacrifice de notre ville. Il y a quelques temps le vice-président en charge de finance, lui-même conseiller municipale à Ikoni avouait avoir empêché des mandats d’amené contre quatre ikoniens déjà suspects sur cette affaire poignante.

La nuit du 02 août 2014, une nouvelle atmosphère s’est invitée à Ikoni inopinément chez les uns et préméditée chez les autres. Quatre jeunes de wandrwantsi sont transférés à l’hôpital… mais cette hospitalisation, est tournée en fiasco. Mécontent, un responsable de Mtsambuntsini, a donné l’alerte d’une indignation violente car, cette hospitalisation a été prise pour une liberté. C’est ainsi que le domicile de Youssouf Ali Djé a été devenu un champ de ruine. Après l’intervention à temps des hommes de colonel Abdallah Rafik, qui ont sécurisé la ville, le lendemain matin, quelques individus ont été arrêtés et placés en garde à vue, parmi lesquels, Chawali Ali Abdallah et Ibrahim Inoussa, alias Nono. Des arrestations qui ne sont pas vues de bon œil par Mamadou et son clan.

Mamadou reprend ses manœuvres avec sa bande.

Certes, depuis l’après midi du 03 Août 2014, certains responsables ikoniens de tous genres ont été invités chez le vice-président Mamadou pour soi-disant trouver une solution à ce problème. Mais sans doute chez certains qui ont été sifflés de l’objectif de cette rencontre, leur présence n’a pas été marquée. C’est donc de libérer provisoirement tous les enfants ikoniens emprisonnés pour les nuits des émeutes. Cette manigance orchestrée par Mamadou et ses alliés qui ne sont pas méconnus chez les ikoniens, est une opération kamikaze. Pour deux raisons, les représentants des jeunes de wandrwantsi, ont refusé de participer à cette réunion. Un, ils refusent de cautionner une mascarade, puisque cette procédure suppose de cautionner des évasions et le sentiment d’impunité, et deux, ils ont refusé d’aller chez Mamadou, puisque ce dernier a déclaré ouvertement qu’il fait partie d’un clan dont il est le chef, parmi les trois clans qui divisent la ville d’Ikoni et qui se partagent le conflit dévastateur, nous a confié un jeune de la ville. N’est-il pas suspect avec cette confirmation ?  Cette réunion qui aurait regroupé le vice-président Nourdine Bouhane, le gouverneur de l’île de Ngazidja Mouigni Baraka Said Soilih, le clan Mamadou, et quelques hommes ayant accompli le grand mariage… a été capotée. L’avortement de cette réunion a été conditionné du refus des représentants des jeunes de wandrwantsi.

Mais de quelle justice parle-t-on aux Comores ?

Mais car la machine n’est pas rouillée, l’idée est toujours maintenue. Sachons très bien que par souci de recueillir le maximum de bulletins en 2016 à Ikoni, l’invincible sultan Mamadou 1èr devient fragile, donc subit facilement les pressions de ses alliés qui ne cessent de l’induire en erreur. Déjà une seconde fois. Mais est-ce qu’ y aura-t-il une troisième fois ? Dieu seul sait. La détention de Chawali et Nono, n’est pas chose moindre chez le clan Mamadou… maitre de refus de l’exécution des mandats d’amené. Donc libérer tous les prisonniers des nuits noires d’Ikoni n’est qu’un manteau pour légaliser la sortie de ces deux suspects de la nuit du 02 août, précités. Le procureur général spécialiste en ricochet a reçu dés instructions fermes de libérer tout le monde par le ministre de la justice,  et Sako quant à lui, avance des prétextes fallacieux, selon lesquels, c’est le souhait de tous les ikoniens avec l’idée bien sur de protéger ses gisements lui aussi.

Quand au procureur de la République, Maoulida Djoubeiri, une dame de conviction et dure comme cailloux, refuse ces machinations, donc fidèle d’elle-même en respectant le métier qu’elle exerce. De force, il est possible que cette libération ait lieu avant midi de la journée de ce mardi 05 août 2014. Même si chacun a son toit à Ikoni mais ce soir, la situation est plus que terrifiante car, la gendarmerie avale à nouveau la ville en alerte bien sur. Mesure sécuritaire. Oui aucune disconvenance, mais comme l’uniforme fait peur aux civiles… l’autre coté de la ville des vagues menacent de retentir.

SAID YASSINE Said Ahmed

Source: COMORESplus         

 

( 12 août, 2014 )

ICONI BRULE ENCORE WA WA WA CHILE

L’utilisation de la force physique pour contraindre, dominer, se venger, causer des dommages ou la mort, l »utilisation intentionnelle de la force physique, de menaces à l’encontre des autres, contre la communauté d’Iconi qui risque fortement d’entraîner un traumatisme, des dommages collatéraux psychologiques.

Toutes ces exactions, toutes ces utilisations de la violence sont inacceptables. Elles sont interdites par la loi, en l’occurrence bannies par la religion et par Dieu. Il ne saurait y avoir à travers cet acharnement à la bêtise, une cause ou une raison qui eut permis ou autorisé à des individus à commettre tels actes de vandalisme et de barbarie d’un autre âge. Et si par malheur, est confirmé que ces délinquants, ces barbares, ces petites frappes étaient armés, voire même encouragés ou payés par des adultes, responsables des quartiers, alors ces gens là doivent être châtiés sévèrement et répondre devant la loi. Nous avons actuellement un gros souci, les guignols (notables, cadres) qui se bouffent la gueule entre eux pour ne défendre qu’à leurs personnes et qu’à leurs intérêts, au grand dam de l’honneur d’Iconi « Iconi ya chéo, Iconi ya itrisso ».

Hélas, il n’a pas été identifié, une seule personne (notable, cadre, fundi) qui ait fait l’unanimité, la démonstration d’être capable devant la communauté d’Iconi à se hisser au dessus de la mêlée, capable d’élever la voix pour exiger l’arrêt immédiat de ses hostilités, de la guéguerre inique entre frères de sang des quartiers, pour s’affirmer comme étant le chef incontesté de la ville d’Iconi, le grand rempart, le grand défenseur de l’intérêt supérieur d’Iconi et ceci, avec une extrême et exemplaire impartialité au caractère trempé qui caractérise les grands dignitaires (MA DHWAMANA WA MDJI) ; comme le furent les Said Bahassani, les Mmada Mlazahahé, les Saida Mzé, les Hamada Ali Nohowa, les Oussoufa Soilihi Mavoumani, les Soulé Islamou, les Soulé Djaé et les Hamada Boina ; Illustres personnalités qui défendaient avec brio, d’abord l’honneur et la bienséance de la ville d’Iconi et incarnaient l’autorité. Par conséquent, tout le monde les respectait et tout le monde obéissait aux injonctions sans rechigner. Il se dégageait en eux une détermination, une volonté, un sens de sacrifice et une force de caractère à l’image des guerriers « les WANA HAMADI » qui faisaient de leurs poitrines, office de rempart pour la protection et la préservation de la cité.

Actuellement la ville est dirigée par une bande de petites pointures (notables, cadres, et fundis) qui n’ont rien pigé et qui n’ont pas assimilé non plus le rôle d’un notable, « dhwamana wa mdji ». Ils se croient importants, parce qu’ils ont fait le « anda » avec « mharuma » de « chinchilla » de « mru mdzima », alors qu’ils sont minables, incapables de jouer dans la cour des grands, comme les Hamada Paquet et les Moahamed Chanfiou. Ils ont abandonné la ville aux délinquants et aux petits bandits, pour leur dicter leur loi, la loi de la rue avec la bénédiction coupable de certains adultes , pour saccager et brûler Iconi, sans peur ni remords ; Ils ont Sali BICHIONI, ils ont terni l’image de la grande mosquée de Vendredi, ils ont souillé le Palais KAVIRIDJEWE, ils et seront toujours responsables devant l’ETERNITE, et ils ont fait une plaie béante dans tous les cœurs des iconiens. Nous ne les pardonnerons pas et Dieu les maudira de leur vivant et de leur mort, ainsi que tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans cette mascarade de destruction de l’image d’Iconi. Ils répondront tous de la colère de Dieu.

Les propriétaires des maisons et les véhicules détruits ainsi que la communauté d’Iconi seront vengés par une colère sans égale par Dieu. Ceux qui ont payé les casseurs, ceux qui ont conseillé, tous iront en Enfer et le châtiment extrême de Dieu leur sera acquis en Enfer. Dieu châtiera d’une sévérité sans égale tous ceux qui se sont rendus coupables des dégradations des maisons par le feu des véhicules et du patrimoine culturel de la ville. De leur vivant, ils seront malheureux pour avoir offensé la ville d’Iconi et avoir terni sa réputation à dimension internationale. Que Dieu les punisse et les bannisse.

Mohamed Youssouf Soilihi Mavoumani

(Django)

( 3 août, 2014 )

« Lettre ouverte à mes parents « 

Papa tu nous a quittés brutalement et physiquement mais tu es a jamais dans nos esprits. Tu as été impliqué dans l’éducation de tes enfants, ainsi que vouloir aider les autres enfants dont les pères ne voyaient pas la vie à long terme, qu’il sera envahie par une technologie à géométrie variable. Tu as été impliqué dans toutes les associations des jeunes d’Iconi ainsi que le bien être de cette ville. Papa tu nous as aimé sans retenu et tu ne souhaitais que notre bonheur et à chaque jours, heure, minute et seconde je me bats pour que tu vois que ton combat sur terre a porté ses fruits, en référence de ce que tu nous as donné comme amour ainsi que valeur de l’homme. 

« Je ne finirai pas à te remercier, je t’aime, repose-toi en paix »

Maman toi qui as pleuré pour moi qui as cru en moi plus que toute autre personne dans ce bas monde, qui m’as toujours couvert dans mes conneries, qui as toujours été présente pour moi et toujours dit : «  quelles que soient tes bêtises tu es mon fils et je n’accepterai pas qu’ on parle de toi en mal et je te protégerai ». Quelle que soit la situation et un jour tu m’as dit une chose qui me servira et qui me fait penser inlassablement à toi.  Tous les jours car ça fait partie de la vie. Tu m’as dit : «  mon fils, le respect d’autrui ça ne s’achète pas. Ca se mérite ». Et moi j ai rigolé comment un enfant qui ne comprend rien et tu m’as dit : « Oui ça se mérite par ce que tout individu sur terre quelles que soit sa couleur, ses origines, sa religion a droit au respect », et aujourd’hui je pleure en pensant de toi maman, je pleure, parce que je suis loin de toi, je pleure parce que j’ai un amour inconditionnel pour toi, je pleure parce que je veux te protéger contre ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir une mère géniale comme toi, mère géniale que j’ai, parce que ces gens-là ne penseront pas comme moi à vouloir protéger toutes les mamans du monde.

Et en fin je pleure, je ne veux pas te perdre maman. Sache que nous nous sommes séparés de corps mais non de cœur. Séparés par des frontières, un trajet de 12000 kilomètres mais notre amour et toujours vif et intarissable. Je t’aime.

DOSSAR DJaé, enfant d’Ikoni

( 15 juillet, 2014 )

AFFAIRE D’IKONI, LES ENFANTS EN PRISON SONT-ILS VICTIMES DES CALCULS POLITIQUES ?

La plaie sur l’affaire d’Ikoni est loin de cicatriser. Avec les magouilles juridiques et les coups bas des autorités politiques, qu’elles soient nationales ou locales, des enfants ikoniens croupissent en prison depuis un an et demi. Une mascarade de procès a eu lieu, et quelques uns de ces enfants sont en liberté. La plupart d’entre eux ont « Le Moroni II » comme domicile. Tous ignorent leur sort au moment où ceux qui font régner ce climat sont tranquillement installés sur les canapés, dans leurs salons. Ces enfants mis en prison, des coupables confirmés ou supposés, sont devenus sacrifices des autorités politiques, pour la plus grande récolte des bulletins de vote dans la ville d’Ikoni déjà difficile de « fieffer » depuis l’éclipse politique de Said Ali Kémal. Oui, le cas de Vouvouni a été un cas d’école. Une expérience réussie. Du 24 au 27 Octobre 2013, un procès sur l’affaire d’Ikoni, suite aux nuits meurtrières du 23/24 décembre 2012 et 26 janvier 2013, s’est produit.

Le dindon de la farce

Ensuite le lundi 30 juin 2014, après une demande faite par les ikoniens de France au haut magistrat de leur commune, le procès a été rejugé en appel. Mais toujours aucune satisfaction car encore et encore des mascarades. Une affaire enveloppée par l’hypocrisie totale. Des humains, des jeunes enfants, parmi lesquels des innocents pris en gage pour des élections par les autorités et leurs complices. Le régime quant à lui, veut à tous prix se débarrasser de cette affaire dans laquelle, il ne s’est jamais engagé en vrai. Quant à la municipalité de Bambao ya mbwani, le doute des hommes d’esprits persiste. Nombreux sont ceux qui ont remis en cause, les resquilles de la précédente municipalité d’Ikoni au sujet de cette affaire. Ceux-là même, nombreux qui ont applaudi que voilà, avec l’arrivée de la nouvelle municipalité, dont le maire a été conçue femme fougueuse, enfin des commanditaires vont tomber. Tel a été l’espoir des ikoniens ayant besoin de la vérité sur cette affaire, mais hélas…

Ne faites pas appel à la justice du coran

Toutefois, l’inverse se dessine. Dans des démarches d’une réconciliation d’une population qui ne se déchire que sous prétexte, mais juste des victimes et des coupables, c’est aussi plus qu’étonnant. Oui, nous sommes nombreux à croire que l’appel jugé le mois de juin dernier, allait accoucher de quelque chose de sérieux. Mais toujours aucun changement. Uniquement, « le délibéré sera fait le 24 Août 2014 ». Sur quoi ? Mais pourquoi la municipalité qui s’est dit prendre cette affaire en main, n’exige pas la rigueur dans cette justice ? Mais pourquoi, elle ne se charge pas de collecter toutes les indices tombés dans cette affaire, déjà connues par les locaux et par elle même, pour convaincre la justice afin qu’un bon procès se déroule ? Cette municipalité désire-t-elle la justice du coran ou se faire justice soi même ? Il ne faut pas oublier que même ceux qui prétendent, pardonner, ne le font que sous prétexte, mais en vérité, ils ont les tripes bourrés de haines. Et c’est leur droit.    

Ces oubliés de « Le Moroni II » serviront-ils à quoi ?

Enfin, dire que le délibéré sera annoncé le mois d’Août prochain ce n’est pas anodin. Une fraicheur de trois mois avant les élections, si elles auront lieu. Des enfants qui ne sont qu’un contre partie du régime, aux ikoniens en tout cas aux familles de ces enfants emprisonnés pour remplir les urnes. Pour la paix d’Ikoni ville, aucun compromis ne doit avoir lieu. Et nombreux sont ceux qui sont conscients des magouilles en cachette qui se produisent depuis quelques temps, pour la libération de ces jeunes, en toute illégalité et au mépris de toute équité. C’est simple, au lieu de jouer au jeu du chat et de la souris, que les auteurs de ces agissements, déclarent aux ikoniens que ces enfants sont innocents. Que la justice le confirme pour que ces « innocents » sortent de prison légalement. En plus, qu’on les indemnise, car un innocent est toujours indemnisé selon la loi. Je crois que cette justice est moins suicidaire que celle du coran. Ce qui fait que ceux qui vont prendre le risque de libérer ces enfants sans aucune garantie mais juste pour les urnes, ne leur causent que de malheurs car, « le coran », du coté des victimes exécutera sa sentence, sans oublier ceux qui pardonnent mensongèrement.

SAID YASSINE Said Ahmed 

( 27 juin, 2014 )

LES BONS HOMMES NE MEURENT JAMAIS

Toujours musulmans que nous sommes, notre référence, c’est bien le coran. « fas’aluu ahl’dhikr in’kuntum lâ ta’aalamuun ». C’est ainsi que pour une claire illustration sur quelques pas dans le passé du regretté Ahmada ibrahim Fundi, nous nous sommes penchés à quelques uns de ceux qui l’ont vécu, pour des témoignages. Beaucoup ont écrit sur la mort du grand Notable Hamada Ibrahim Fundi, Papa Farouk. Et auprès d’un des jeunes ikoniens qui l’ont vécu de près, notre frère Hassani Ahmada Soilihi dit Ajax, nous avons recueilli quelques reconnaissances. Comme feu, Ahmada Ibrahim était un homme de culture, de religion et de tradition, il a été aussi un amoureux du sport. C’est pour cela que nous pouvons parler de l’amour de cet homme envers tous les enfants… et surtout sportifs.

Alors, nous disons qu’aucun ikonien ne peut prétendre méconnaitre le lien qui a lié Mr Hamada Ibrahim, Papa Farouk et les jeunes notamment ceux du club emblématique de Rafale Club d’Ikoni qui avait comme fief Traleni et Kumbweni. Quand il a pris les arènes de cette équipe, il a su la transformer en une association de jeunes par le biais du foot. Parmi les choses les plus remarquables chez lui, c’est son sens d’écoute. Au lieu de décider il a toujours dit : «  dites ce que vous voulez, je suis là pour vous soutenir mais non pour décider pour vous. »

Il avait ensuite l’habitude, de dire : « Mon souhait, c’est de vous voir gagner certes, mais que par cette équipe vous aillez un sens de la vie. ». Mbaba Farouk, paix à son âme, conseillait aux joueurs ceci :« que vous devriez le plus souvent vous retrouver entre deux personnes de l’équipe surtout les joueurs. Surement vous parlerez de l’équipe ou de votre avenir. » Il a transformé sa terrasse au Traleni en lieu d’échanges, donc 3 fois par semaines, et on y discutait de l’équipe et de nous-mêmes.

Notre père, avait l’habitude de  prévenir de radier de l’équipe tout joueur, membre ou supporteur de rafale, qui séchait les cours de shioni ou de l’école et à la mosquée et qui aurait un comportement indigne. Il disait que l’équipe doit être une famille et les ainées doivent toujours montrer l’exemple aux petits.

Cette phrase, lui était habituelle. « YE WUNANDZO NANDZE RAFALE BA LINU PALASHIYO SHA TSI EQUIPE YA MPIRA BAHI.» Nous avons aussi souvenir de ceci : « si on investit  dans l’équipe, ce n’est pas dans le but de gagner uniquement des matchs, mais aussi pour qu’à l’avenir, on pense aux bons moments passés ensemble et que ce partage soit parmi les sources… »

Sans doute, les exemples  sont nombreux. Mais c’est juste montrer en quelques lignes, comment était papa Farouk dans un autre monde que la notabilité que la génération d’aujourd’hui le connaisse.

Il a joué pendant tout ce temps, le rôle d’un père de toute une génération au cours de la quelle l’équipe Rafale était la plus enviée de toutes les équipes d’Ikoni. Rafale a été surnommée NDE KIPU YA MDJI HAU NDE KIPU YAHO WANA.

Tout cela, grâce aux efforts consentis par son président Papa Farouk, paix à son âme. On veut à travers ce témoignage montrer combien, il nous a marqué, et que nous penserons toujours à lui. Paix à son âme.

La Rédaction

( 22 juin, 2014 )

AHMADA IBRAHIM FUNDI N’EST PLUS, IKONI EST EN DEUIL

 

10431446_1455587264689128_2981433123798374666_n[1]Comme nous le dit le coran :« kullu nafsin, dha’ikatil’mauti ». Ce dimanche 22 juin 2014, la ville d’Ikoni vient de perdre un des leurs enfants parmi les grands bâtisseurs de ce milieu. Ahmada Ibrahim, connu sous le nom de Mbaba Farouk, n’est plus physiquement. Mais comme ce qu’il faut à l’homme c’est l’énergie, feu Ahmada Ibrahim reste dans les mémoires des ikoniens de tous bords. Un homme qui œuvrait pour l’unité et l’intégrité de sa ville.

Militant associatif depuis les années 60 ou bien depuis son aube, Ahmada Ibrahim était un homme de la culture et du sport. Ainsi, il restait, jusque son dernier soupire un des grands défenseurs des us et coutumes dans la ville d’Ikoni. Un homme intègre qui sacrifie tout jusque son sang pour le rayonnement, la paix et la sécurité de la ville d’Ikoni. Notable charismatique qui marchait sur les ornières de ses prédécesseurs dont les irréprochables, de même grands bâtisseurs de notre ville de jadis.

Dans nos colonnes, il n’est pas forcement que les lignes soient longues pour témoigner notre gratitude. Ce qui fait que nous, équipe d’Ikonidjalal, présentons nos condoléances à la famille de notre père et oncle Ahmada Ibrahim… atteint par le coup terrible du destin suite à une longue maladie qui l’avait bien entamé. Que le bon Dieu lui réserve une place de choix dans son paradis.

Paix à son âme.    

La rédaction

( 9 juin, 2014 )

AFFAIRE D’IKONI ET MORONI, LE BLOG MLIMADJI SE REJOUIT DU PIRE ?

Le blog Mlimadji, a huit ans d’existence aujourd’hui. Un bulletin qui avait la chance d’être l’un des informateurs au peuple comorien. Mais depuis un certain temps, ce blog ne cesse de se porter en bulletin immature. Comment un organe de presse, digne de ce nom, et qui se veut auxiliaire, mélange le feu et l’essence dans un peuple assoiffé d’informations fiables. Oui l’affaire opposant des jeunes d’Ikoni et ceux de Moroni se produisant la nuit du Samedi 7 juin 2014, n’est pas une simple affaire. Mais il ne faut pas profiter d’un vent pour envenimer la situation. Après avoir lu dans les colonnes du blog Mlimadji, ce matin, un article portant le titre de « affaire entres les jeunes de Moroni et d’Ikoni », je ne peux qu’adhérer à certains esprits qui s’interrogent sur ce que veut le blog Mlimadji dont les responsables sont un puits de science.

Oui comme nous l’avons vu, cet article ne provient pas de la rédaction de Mlimadji, mais une dose de responsabilité dans une situation pareille doit primer. Prendre un article écrit par un inconnu et qui diabolise une partie, ca tue l’œuvre de la presse. Quand les jeunes d’Ikoni ont tapé, ils étaient conscients, mais quand ceux de Moroni ont riposté, ils étaient inconscients. Drôle de mots. Dans Mlimadji, ceci : « Des acarnes, des fracas et un conflit nocturne ne cessaient de s’accentuer après des coups de poings et une déchirure de la chemise d’un jeune de Mtsangani (Moroni). ». Celui-ci a connu ce sort épouvantable à cause d’une personne d’Iconi. Par ailleurs, son entourage amical et familial n’a pas baissé les bras et a riposté immédiatement, inconsciemment et instinctivement contre les jeunes d’Iconi » Et si les deux groupes bourré étaient conscients et agissaient pareillement en tout cas instinctivement ? Ne serait-il le bon passage pour informer et apaiser ?

Personne n’est pour un conflit, moins encore celui dévastateur, opposant deux frères de même sang et même mur. Donc, pour la crédibilité de notre travail d’éduquer et d’informer, Mlimadji doit éplucher les mauvais herbes dans les informations qu’il diffuse et s’assurer des sources et de qui écrit quoi. Sans doute dans un conflit, chaque camp s’attribue la raison et jette le tort sur l’autre. Mais ne serait-il pas responsable de ne mettre n’importe quoi, et tous les torchons qu’on ramasse par terre comme infos. Surtout dans ces réseaux sociaux et au moment où des intox sont fournis par des inconnus, dont des pseudos. Le problème d’Ikoni et Moroni est sérieux que ça. Et il a besoin du concourt de chacun de nous. C’est notre présent et l’avenir de nos enfants. Donc cessons d’asperger les pailles car, la terre est en plein sécheresse. Comment mlimadji autorise ce passage :« Ceux-ci ne faisaient que se défendre contre les loups par légitime défense… », au moment où on parle de deux antagonistes. L’information à sens unique est un danger, chers amis. Il faut analyser, évaluer et puis diffuser.

SAID YASSINE Said Ahmed

 

( 21 avril, 2014 )

AFFAIRE D’IKONI, DES ENFANTS INOCENTS EN PRISON, SACRIFIES POUR REMPLIR LES URNES

Il y a quelques jours, le Garde des sceaux comorien, a convoqué quelques têtes de la ville d’Ikoni dans un de ses locaux. Mais préalablement, le but de cette rencontre n’a pas été connu par certains intéressés bien entendu. Cependant avec la confiance dont Madame le maire inspire à certains, les pris au dépourvu ont fini par répondre à cet appel dont le médiateur n’a été autre que ce magistrat suprême de la commune de Bambao ya Mbwani. Ce qu’il faut noter est que cette rencontre fait suite à l’affaire apocalyptique des nuits noires d’Ikoni, du 23/24 décembre 2012 et 26 janvier 2013. Les deux parties conflictuelles étaient présentes au rendez-vous, en tout cas à l’appel du Garde des Sceaux.

En présence de Mme Mze Mmadi Mariama, maire de la commune de Bambao ya Mbwani le Garde des Sceaux, ministre de la justice a ouvert la rencontre en exposant le sujet : « Je vous ai fait venir ici, pour étudier ensemble le cas des enfants mis en prison depuis bientôt deux ans. Et sachons que certains parmi eux sont des innocents et des commanditaires circulent sans peine ni rien. Donc, j’aimerais bien que nous fassions une conciliation afin de libérer tous les enfants enfermés pour l’affaire d’Ikoni, sans exception…». Tout de suite, cette parole a été bien accueillie avec enthousiasme par quelques uns de la délégation, des deux côtés. Toutefois, un des composants de ces représentants, n’a pas caché son indignation vis-à-vis de la parole du ministère de la justice et s’exprimait ainsi: « Nous sommes bien étourdis par cette proposition. Depuis quand, on appelle deux parties après procès pour un arrangement ? Vous les avez jugés, vous les avez condamnés, à tort ou à raison. Et si à chacun son avis, qu’ils purgent leurs peines, sinon, faites ce que vous voulez car c’est vous les autorités juridiques… ».Sans doute ce rejet de l’adhésion déplaisait plus d’un des participants. Et là c’est la débandade.

Des prisonniers contre des voix de vote

Mais, en réalité quel effort épaulé par la justice comorienne au sujet de l’affaire d’Ikoni ? Le ministre de la justice, sait très bien que des commanditaires circulent, et  qu’est-ce qu’il l’empêche d’user son autorité afin de dénicher ces présumés commanditaires ? Et pourquoi enfermer des innocents en prison, dont la plupart sont des mineurs lors du fait ? Nous déplorons l’incarcération de ces innocents. Ce qui fait qu’il faut qu’ils gagnent leur liberté le plus vite possible, mais pas en échange des bulletins de vote. Il faut ensuite qu’ils soient remplacés par les commanditaires évoqués par le ministère de justice sur cette affaire. Car libérer des prisonniers contre des bulletins de vote deviennent monnaie courante aux Comores, nous devons rester sceptiques et prudents. L’affaire de Vouvouni, dont des assassins sont libérés de dawedju en échange des bulletins pour l’élection du député de Bambao, la veille des législatives de 2009, n’est pas loin d’avoir son équivalent.

Certes au moment où Novembre 2014 s’approche et que les municipales et les législatives auront lieu à cette date avec un climat qui s’annonce difficile à Ikoni, il faut à tout prix sacrifier ces innocents pour les urnes. Au profit de qui, on ne sait rien. Et ça, c’est un crime contre une ville toute entière et contre des enfants qui devraient être innocentés mais laissés en prison pour les utiliser à des fins démagogiques et personnelles. Personne n’est contre la libération des innocents, on en veut tous. Mais les prendre pour de perche, donc un appât pour pêcher des voix de électorales, c’est inadmissible. Ce ne sont pas des boucs émissaires. Ce sont des enfants innocents. Car Mme la Maire s’est impliquée dans cette affaire de libération de tous les enfants sans démêler lesquels doivent être sortis étant innocents et lesquels doivent subir la peine, la municipalité de Bambao ya Mbwani a une part de responsabilité… dans l’avenir de cette ville d’Ikoni, chef lieu de la Commune.

Ce qu’on attendait de la municipalité

On attendait de cette municipalité, la dénonciation des évadés de la prison, des enfants jugés, infligés une peine. Ils se sont évadés de la prison et se trouvent sans aucune inquiétude ni moindre souci à Ikoni. Il est impossible que l’équipe de cette municipalité, la maire de la commune n’ont jamais croisé ces frôleurs de loi et qui continuent à jouir d’une liberté illégale. Donc, dans un premier temps, s’il y a souci, il faut que ces évadés qui ne se trouvent à un autre endroit qu’Ikoni, soient ramenés en prison. Le ministère de la justice de même a beaucoup contribué dans cette injustice qui s’ajoute aux massacres juridiques opérés par le procureur général et l’ancien procureur de la république ainsi que l’ancien ministre de l’intérieur Hamada Abdallah, désireux de l’anéantissement de la ville d’Ikoni. Etant au courant de cette évasion, aucune enquête ni poursuite n’ont été menées. Sans doute cette évasion a été cautionnée par des responsables ikoniens ainsi que ceux de l’Etat notamment des hautes de la justice. Encore une fois, pour la pêche des voix électorales. Au profit de qui, on ne sait rien.

Enfin, les tentatives de déstabilisation, sans doute dont des enfants d’Ikoni, prétendus intelligents et qui sont manipulés par des gens du régime en place, soit avec ou sans conscience, n’est pas un fait sans aperçu. Les rencontres en tapinois, suivies des petites promesses mesquines, juste pour que la ville soit rendue en morceau afin de servir de fief ne sont pas méconnues. Oui, une force externe, prétendant de 2016. Mais comment peut-on prétendre aimer sa ville, comment peut-prétendre y avoir des responsabilités… et partir en même temps la vendre ailleurs ? Sans doute, ce qui se dessine à Ikoni aujourd’hui est pire que le temps d’apocalypse d’il y a bientôt deux ans. Des fins personnelles, des intérêts démagogiques et égoïstes… et voilà une ville historique rendue en ruine par les politiques à l’aide de quelques uns de ses enfants.

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

Source: www.comoresplus.over-blog.com

( 25 mars, 2014 )

LA JEUNESSE D’IKONI EST EN DEUIL

1511510_196688480530064_1420575540_n« Innali llâhi, wa Inna ilayhi, râdjiun », Nous appartenons tous à Dieu et c’est auprès de lui que nous retournerons.  Notre frère, Issmaila Soulé Abdallah, nous a quitté ce matin. Décédé dans la matinée de ce mardi 25 mars 2014 à l’hôpital el-maarouf, notre frère a laissé un vide majeur dans la jeunesse d’Ikoni. Un jeune très actif et serviable, Issamaila Soulé était un homme pacifique, conciliant et public à la fois. Ce jeune qui ne s’est jamais fatigué pour le bien être de sa ville natale, Ikoni ; dans les domaines : culturel, scolaire, sportif… était d’un très bon exemple dans la jeunesse ikonienne. Pieux avéré… Issmaila Soulé a passé sa vie dans ce monde sans jamais se heurter avec qui que ce soit. Un enfant de la ville toute entière, dont la disparition brusque est un vide majeure qu’il a laissé dans cette jeunesse qui ne recueillait de lui que de bien. « Kulla nafsîn dha ikatul mawti », donc Issmaila Soulé repose-toi en Paix.

Ikonidjabal  

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